Déjà en net repli la veille, les grands indices européens poursuivent sur cette tendance, affectés par la Fed, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent lourdement sur les cours du pétrole et les rendements obligataires. Ces deux derniers facteurs pénalisent les marchés depuis plusieurs mois.
En baisse de 1,22% mercredi, le CAC 40 abandonne 0,56%, à 7 726 points, au plus bas depuis la fin du mois de mars dernier, quelques semaines après le début du conflit en Iran.
Les autres places du Vieux-Continent sont également dans le rouge, le DAX 40 à Francfort trébuche de 0,51%, et le FTSE 100 à Londres fait preuve d'un peu plus de résistance et ne cède que 0,29%.
Au niveau des matières premières, la hausse est de mise pour le pétrole. A New York, le WTI bondit de 2,86%, à 91,47 dollars, et à Londres, le Brent de la mer du Nord gagne 3,17%, à 104,04 dollars.
Cette nette progression est liée à des informations du média The Atlantic qui indique que la Maison-Blanche aurait demandé au Pentagone d'élaborer des scénarios de frappes contre des cibles iraniennes susceptibles d'être mises à exécution avant les élections de mi-mandat américaines. Jusqu'à présent Donald Trump semblait vouloir temporiser et ne pas lancer d'offensive d'envergure avant ces élections dont les résultats sont loin d'être connus.
Avec une telle décision, le président américain cherche à faire baisser le prix de l'essence avant ces élections afin de s'attirer les faveurs d'une partie de la population, mais aussi à faire revenir l'Iran à la table des négociations.
Dans l'actualité macro-économique
Hier soir, la Réserve fédérale américaine a dévoilé le compte-rendu de sa dernière réunion et a confirmé que la plupart des responsables envisageaient encore une nouvelle hausse des taux d'ici la fin de l'année, ce qui pèse également sur les grandes places financières internationales.
Aujourd'hui, au programme, les investisseurs surveilleront uniquement les nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis (14h30). Ils ont déjà pris connaissance du repli moins important que prévu de l'excédent commercial de l'Allemagne en août. Il est passé de 21,6 à 19,5 milliards d'euros, là où les analystes redoutaient une baisse à 19 milliards.
Sur le marché des devises, l'euro est quasi-stable face au billet vert et se négocie autour de 1,1195 dollar, toujours au plus bas depuis la mi-mai 2025.
Au niveau des valeurs
La meilleure performance du CAC 40 revient à Capgemini qui grimpe de 2,30%, suivi de TotalEnergies ( 1,43%) qui profite de la hausse des cours de l'or noir.
A l'inverse, dans le rouge, STMicroelectronics abandonne 3,32% et Stellantis -3,31%.
Au sein du SBF 120, OPmobility signe de loin la plus forte baisse de l'indice avec une chute de 20,14%. L'équipementier automobile, confronté à une dégradation plus marquée que prévu du marché automobile mondial, a révisé à la baisse certains de ses objectifs financiers annuels et va procéder à une restructuration industrielle. Dans son sillage, Valeo abandonne 6,14%, Forvia -8,12% et les concurrents allemands sont également délaissés : Aumovio perd 4,99%, ou encore Schaeffler qui trébuche de 2,63%.
Pour revenir en France, Valneva recule de 5,56%. Les autorités sanitaires du Royaume-Uni ont révoqué l'autorisation de mise sur le marché de son vaccin contre le chikungunya, à la suite d'une nouvelle évaluation de son rapport bénéfice-risque.
En Belgique, grosse déconvenue également pour argenx qui chute de 17,62%. La société belge spécialisée en immunologie a décidé d'arrêter une étude de phase III, qui évaluait l'Efgartigimod administré par voie sous-cutanée chez des adultes atteints du syndrome de Sjögren modéré à sévère, un trouble inflammatoire chronique, systémique et auto-immun, de cause inconnue.
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